L’Hydrothérapie

HUMER Hydrothérapie efficacité
HUMER Hydrothérapie efficacité

Depuis des temps immémoriaux, l’eau est considérée comme une source de vie, de bien-être et de guérison. Son utilisation pour préserver ou améliorer la santé, appelée hydrothérapie, est documentée depuis l’Antiquité. Largement appliquée dans le domaine ORL, elle n’a connu jusqu’à aujourd’hui aucun creux de la vague !

Selon l’effet recherché, l’eau employée en hydrothérapie peut être de source ou minérale, d’origine marine ou thermale, chaude ou froide et administrée par voie interne (boissons, irrigations) ou externe (bains, jets). Aux côtés de la rhumatologie, l’ORL représente l’un des principaux domaines où elle est employée, en particulier pour les affections des voies respiratoires hautes d’origine virale ou allergique.

Le lavage de nez, d’hier à aujourd’hui

Le lavage de nez est l’une des applications les plus anciennes et courantes de l’hydrothérapie. Les anciens médecins gréco-romains conseillaient le « clystère nasal » et les irrigations d’eau thermale et de mer. Mais c’est avec les progrès des connaissances en anatomie du 19ème siècle que le lavage de nez, par aspiration ou insufflation, a acquis ses titres de noblesse en Europe et intégré l’arsenal contre les affections naso-sinusiennes. Désormais scientifiquement prouvés, ses atouts n’ont pas perdu de leur intérêt mais au contraire, répondent à des besoins de santé d’aujourd’hui. En effet, par sa simplicité, son excellente tolérance et son efficacité, le lavage de nez est devenu l’une des solutions les plus préconisées par les sociétés savantes internationales d’ORL pour prévenir ou soulager en toute sécurité les inconforts associés aux rhumes, rhinopharyngites, sinusites et « rhumes des foins ».

L’eau, une source de sels minéraux bienfaisants

Que ce soit en gouttes, en aérosol ou en nébulisation, l’eau employée pour le lavage de nez n’est pas n’importe quelle eau ! Pour ne pas agresser les muqueuses, elle doit être exempte de germes ou impuretés et sa composition doit approcher celle de l’eau naturellement présente dans le corps, légèrement salée. Mais c’est lorsqu’elle contient de l’eau thermale ou de mer, gorgée de sels minéraux et oligo-éléments, qu’elle se révèle la plus efficace.

L’eau apporte ses bienfaits aux muqueuses du nez et des sinus de deux manières. D’abord, par son action mécanique : la circulation de l’eau permet de nettoyer les fosses nasales du mucus, des croûtes, des débris cellulaires, des germes et des irritants atmosphériques (allergènes, particules fines, poussières, etc.). Ensuite, parce que les sels minéraux et oligo-éléments de l’eau de mer ou thermale ont une action équilibrante sur les muqueuses nasales. Par exemple, le calcium stimule les petits cils qui tapissent l’intérieur de notre nez, le magnésium et le zinc diminuent l’inflammation, le potassium aide à la réparation des muqueuses nasales, les bicarbonates fluidifient les mucosités et le soufre régule la réponse immunitaire locale.

De multiples atouts pour soulager les maux d’hiver

La capacité de cette synergie d’effets à soulager les symptômes des infections virales ou des allergies des voies aériennes des petits et des grands a été largement prouvée. Le lavage de nez décongestionne en facilitant la respiration, hydrate la muqueuse nasale, aide au nettoyage naturel du nez et contribue à retrouver des muqueuses saines. De plus, le lavage de nez diminue la durée des rhumes, le risque de complications comme les sinusites ainsi que le besoin de recours à des médicaments comme les anti-inflammatoires, les antibiotiques ou les antihistaminiques.

Sources

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Casale M, Moffa A, Cassano M et al. Saline nasal irrigations for chronic rhinosinusitis: From everyday practice to evidence-based medicine. An update. Int J Immunopathol Pharmacol. 2018; 32:2058738418802676

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